Archive pourjuin, 2007

A la recherche de nos ancêtres.

     Doit-on absolument appartenir à une tradition découlant de nos ancêtres ? Ou alors peut-on juste se fier à son ressenti, ce qu’il y a au plus profond en soi mais qui ne saurait être expliqué plus généalogiquement parlant ?

    Personnellement, je dirais qu’il faut d’abord faire selon ce que l’on ressent. Là où on est appelé ne répond pas forcément à des critères bien précis, à un enseignement familial ou culturel. Evidemment, on peut être influencé, ce qui me semble même tout à fait logique.

    A quoi cela peut-il bien servir de savoir d’où l’on vient ? Comment le savoir ? Cela paraîtra chose simple pour certains d’entre vous, qui vous dites « mais il suffit de connaître les origines de ses parents, et le tour est joué » Malheureusement, je ne pense pas que cela soit aussi facile que ça (les orphelins qui n’ont que très peu connu leurs parents, les enfants adoptés qui ont donc des parents biologiques et des parents affectifs, les enfants issus d’une famille mono-parentale, les familles recomposées… Il existe tellement de schémas familiaux de nos jours, et donc autant de possibilités de racines). Peut-être que l’on peut observer son entourage plus ou moins proche, discuter avec des personnes ayant les mêmes origines afin de savoir comment elles le vivent et/ou l’ont vécu.

    Surtout quand on a conscience que beaucoup de traditions étaient avant tout orales, et donc que peu de traces écrites *voire aucune* existent de nos jours. C’est une question vaste et dont la réponse n’est pas si simple, du moins à mes yeux.

    Je pense qu’après tout, même si je n’aime pas l’admettre car je trouve cela trop vaste et trop flou, il faut se fier à ce qu’il y a là, au fond de son cœur et écouter ce qui nous attire. Par exemple, je ne vois aps pourquoi un Africain ne pourrait pas célé

    Je connais même des personnes qui s’impliquent dans plusieurs traditions au cours de leur vie, chacune correspondant à une période spirituelle et/ou religieuse. Il faut parfois passer par bien des chemins avant de trouver ce qui nous convient réellement.

    Combien d’entre vous ont eu une éducation Catholique durant toute leur enfance, pour finalement arriver à une conclusion plus ou moins avoisinante que cette manière d’apprivoiser Dieu n’est pas la leur ? Un bon nombre à mon avis, moi y compris.

    Combien de parents éduquent religieusement leur enfant sans pour autant être eux-mêmes convaincus de ce qu’ils impliquent ?

    Aller à la recherche de ses ancêtres peut donc nous amener à nous rapprocher de notre famille, de nos proches, d’une façon plus particulière, un peu « spéciale » même. Mais on peut également se dire que peu importe le passé, fondamentalement, car cela ne doit pas bloquer qui l’on est ni où l’on va.

Régression

Peinture par Marilyn Manson     Je suis faible.

Pourtant, depuis plusieurs mois j’étais confiante. Mon esprit était protégé dans une bulle filtrant machinalement le positif du négatif; le positif m’emplissait pleinement alors que le négatif glissait et ne m’atteignait donc pas.

Mais il y a eu une faille, qui a commencé doucement a fendillé la carapace pour la briser complètement; me laissant sans pitié dans ma boue gluante. J’y suis restée deux ou trois semaines, mon esprit est confus et lorsque je suis ainsi je perds la notion du temps qui passe autour de moi comme si mon âme vivait en parallèle des autres sans les rencontrer.

Malgré l’amour des mes filles et de mon mari, cela ne suffisait pas à me faire sortir de cet état… j’ai pourtant essayé, me plonger dans leurs yeux pour y puiser de la force, mais ce n’était qu’éphémère (réel mais éphémère).

C’est pire chaque fois. Alors je ne lutte plus, je me laisse complètement submerger et j’attends que cela s’en aille, quitte mon esprit… jusqu’à la prochaine crise. Je ne sais jamais quand ça va arriver ni quand ça va partir. Là, ça a été étonnamment long et pénible.

Mais d’où est venue cette fissure ?! Franchement, je ne m’y attendais pas du tout, ça m’a complètement assomé. Suis-je cassée à jamais ?

Comme quoi, rien n’est acquis. Je pensais avoir atteint le stade du détachement de la plupart de mes souffrances, et cette crise m’a démontré que je n’y étais pas tout à fait, sur du plus long terme… Alors je vais persévérer, encore… Faire face, toujours…

Peinture: grey daisy, by Marilyn Manson