Archive pourmai, 2007

Réflexions sur “Veronika Décide de Mourir”


    J’ai lu Veronika Décide de Mourir pour la première fois lorsque j’étais en fac de Psycho à Tours, fin de l’année 2003. C’est une copine de classe qui me l’avait conseillé. Je me souviens, elle avait pas mal de soucis et d’ailleurs avait disparu du jour au lendemain sans prévenir personne… J’espère qu’il ne lui ai rien arrivé (je pense l’avoir aperçu ici à Toulouse, c’est bizarre…). Bref, je n’ai pas acheté le livre pour autant. Etant inscrite à la bibliothèque, je me suis ruée pour l’emprunter. Je l’ai lu en deux fois (fatigue oblige), il se lit facilement.     ourtant, je n’étais pas une “fan” de Paulo Coelho; j’avais essayé de lire L’alchimiste mais je ne l’ai jamais terminé car il m’ennuyait terriblement à chaque tentative. Avant, il était possible de télécharger gratuitement et légalement le livre en .pdf sur le site officiel de Paulo Coelho mais il l’a enlevé afin de mettre des extraits d’autres de ses écrits (car il ne publie pas que des romans).

Dans ce livre, il aborde différents thèmes comme le suicide, la Mort, Dieu, l’Amour et la folie. Voici le synopsys:
Une après-midi d’hiver, à sa fenêtre, une jeune femme observe la ville. Pour la première fois, son regard est serein. Veronika vient d’avaler quatre boîtes de somnifères. Elle ne veut plus subir l’insupportable monotonie des jours et l’angoisse des nuits. À l’hôpital psychiatrique où elle se réveille, elle apprend que sa mort n’est retardée que d’une semaine. Durant ce sursis, elle fait la connaissance de Zedka, la rêveuse philosophe, de la douce Maria et de son syndrome de panique, et surtout d’Eduard, le schizophrène mélomane, qui écoute la jeune femme des nuits entières lorsqu’elle joue au piano. Peu à peu s’élève en Veronika le désir nouveau de se livrer, “à un homme, à la ville, à la vie”.

J’ai rapidement compris pourquoi ma copine m’avait alors dit que le livre me plairait et m’aiderait dans mes fréquents moments difficiles.

Veronika était quasi certaine que tout s’achevait avec la Mort. c’est pour cette raison qu’elle avait choisi le suicide: la liberté, enfin; l’oubli pour toujours.
Mais, au fond de son coeur, le doute subsistait: et si Dieu existait? Des millénaires de civilisation avaient fait du suicide un tabou, un outrage à tous les codes religieux: l’Homme lutte pour survivre, pas pour renoncer. La race humaine doit procréer. La société a besoin de main-d’oeuvre. L’homme et la femme ont besoin d’une raison de rester ensemble, même quand l’amour a disparu, et un pays a besoin de soldats, de politiciens, d’artistes.
“Si Dieu existe, ce que sincèrement je ne crois pas, Il doit comprendre qu’il y a une limite à la compréhension humaine. C’est Lui qui a créé cette confusion, dans laquelle tout n’est que misère, injustice, cupidité, solitude. Son intention était sans doute merveilleuse, mais les résultats sont nuls; si Dieu existe, Il doit se montrer indulgent avec les créatures qui ont désiré partir plus tôt, et il peut même nous présenter des excuses pour nous avoir obligé à passer par cette Terre.

Ce passage m’a très fortement touché au plus profond de moi car il me renvoie à mon histoire personnelle, au départ volontaire (ou non) de ma Tante, au fait que suite à ça j’ai coupé les ponts avec Dieu car selon moi c’était de sa faute si elle n’était plus avec nous.

Pourquoi, un jour, décide-t-on de quitter le monde des vivants volontairement ? Ai-ce parce que nous sommes faibles, que nous n’arrivons pas à surmonter les souffrances de la Vie; parce que rien ni personne ne nous y retient ?
Est-ce possible que dans “l’entre deux vies”, au moment de renaître, l’âme choisisse grossièrement les épreuves qui vont l’attendre pour évoluer et donc que tout appartienne à un objectif bien défini d’avance; qu’apporterait alors le suicide dans le cycle des renaissances, au karma ? Il me semble que dans le Bouddhisme comme dans bon nombre d’autres religions, le suicide est condamné. Est-ce que la peur de l’Enfer, du châtiment, ce que la Religion nous dicte peut être suffisante pour rester en vie et endurer les souffrances que nous rencontrons ?

Plus les gens peuvent être heureux, plus ils sont malheureux.
Cette première phrase pourtant toute simple a été vérifiée et revérifiée. Que ce soit moi ou les gens que je côtoie, avec le recul c’est la conclusion la plus vraie qui me vient en tête lorsque j’analyse les comportements. Il est tellement plus facile de bousiller ce qui peut nous apporter du positif, afin d’avoir quelque chose dont on peut se plaindre, se morfondre. Comme si on était plus vivant dans le malheur que dans la joie. Ne pas profiter de ce que la Vie et les personnes sur notre route nous offre de bon, rester dans l’optique que de toutes façons quelque chose de mauvais arrivera, en découlera car ça ne peut pas être autrement.

Tu n’as rien à perdre. Beaucoup de gens ne se permettent pas d’aimer justement parce que bien des choses de l’avenir et du passé sont en jeu.
Pourquoi tant de personnes refusent d’aimer et de se laisser aimer, tout simplement ? La raison semble être simple: la peur. Peur d’être déçu, peur de perdre sa liberté et que sais-je encore. Et puis, il y a cette impression qu’on ne mérite pas l’amour des autres, qu’on n’est pas suffisamment une personne bien et que l’Amour, ce n’est que pour les autres car la personne qui nous aime finira par ouvrir les yeux un jour et se rendra compte qu’elle a perdu son temps et son énergie. Ce sont de fausses excuses, nos yeux sont brouillés par la crainte. Il faut trouver la clé contre ses portes fermées envers les autres… mais pour cela, faut-il déjà en être conscient et surtout l’accepter.

Exceptés quelques cas pathologiques graves, les gens deviennent fous lorsqu’ils essaient d’échapper à la routine.”
Qu’est-ce qu’un fou?
- Cette fois, je vais te répondre sans tricher: la folie c’est l’incapacité de communiquer ses idées. Comme si tu te trouvais dans un pays étranger: tu vois tout, tu perçois ce qui se passe autour de toi, mais tu es incapable de t’expliquer et d’obtenir de l’aide parce que tu ne comprends pas la langue du pays.
- Nous avons tous ressenti cela un jour.
- Nous sommes tous fous, d’une façon ou d’une autre.

C’est vrai après tout: c’est quoi la folie ?

En conclusion à cette note, ce livre de Paulo Coelho peut paraître léger en “enseignements” comparés à d’autres incontournables du même auteur, moins poussé. Pourtant, il n’en ai rien selon moi.

Rêve d’Opales

    En ce moment, je ne me souviens que peu des rêves que je fais. Pourtant, il y a de ça quelques jours, j’en ai fait un dont je me rappelle presque parfaitement.

Mon Tendre et moi nous trouvions à Montréal (ville où ni l’un ni l’autre n’a mis les pieds à ce jour), dans un quartier apparemment ancien, les bâtiments sont gris en pierres et les rues sont montantes/descendantes.
Nous entrons dans un de ces bâtiments et nous retrouvons dans ce qui semble être une foire/exposition plus ou moins ésotérique, portée sur les pierres.
Nous allons de stand en stand, jusqu’à ce que je vois une femme aux cheveux gris, d’une cinquantaine d’années qui prédit l’avenir d’une drôle de manière (mais en utilisant les pierres précieuses), il y a foule pour lui faire des demanes; là, je dis à mon époux “tiens tu vois, elle est encore là cette année!”. Je sais que c’était dans le sens où nous avions fait appel à elle l’année précédente mais qu’apparemment rien ne s’était réalisé.

Comme nous ne trouvons pas ce que nous étions venus chercher, nous décidons d’aller dans une boutique spécialisée dans les pierres, située à quelques pas de l’exposition où nous étions. Il se fait tard car la lumière du jour commence déjà à baisser, la nuit tombe.
Nous montons à l’étage, apparemment ce n’est pas la première fois que nous venons car nous semblons savoir exactement où nous devons aller.
Je précise à mon Tendre ce que je cherche afin que nous le trouvions plus vite: il me faut une opale et une opale de feu. Nous passons en revue les vitrines emplies de pierres quand enfin mes yeux se posent sur un magnifique pendentif. Il est rond, de très fins entrelacs d’argent entourent une superbe opale aux reflets bleutés; très féminin.
Entre temps, le propriétaire est monté pour nous dire que la boutique allait fermer et qu’il devait partir; mais il nous laisse les clés pour que nous fermions le magasin à notre départ. Nous ne sommes pas étonnés par ce geste pourtant suprenant quand on y pense. L’homme est âgé d’une trentaine d’année, il est assez filiforme, brun aux cheveux un peu longs.

Je rejoins, clés en main, mon Tendre pour lui montrer ma trouvaille. Il me montre alors une pointe d’opale de feu, elle est d’un gris foncé veiné de rouge vif apparents selon l’angle de vue. Pile poil ce que je voulais.

Et je me suis réveillée là… L’opale de feu n’est en réalité pas du tout comme je l’ai vue dans mon rêve. Et il me semble que l’opale non plus, comme ça je dirais que “concrètement” celle de mon rêve ressemble à une opale noble.

Je ne suis aps du tout au point avec les pierres, leur symbolismes et leur utilité (ésotérique comme thérapeutique).

Prochains tatouages (Anuraga & Houng)

    Mon tendre et moi fêterons ce mois-ci nos 2 ans de mariage et pour cette occasion allons nous faire tatouer au poignet le mot Sanskrit “anuraga” signifiant “amour, affection, passion”.

    Au départ, nous voulions nous faire tatouer une image nous symbolisant, mais le budget étant relativement limité, et les tarifs augmentant à la vitesse grand V (dépendamment du temps demandé au tatoueur, des détails etc) c’est plus que difficile de trouver un motif satisfaisant sans se rabattre sur quelque chose nous plaisant mais sans en être entièrement convaincus. Nous pensions avoir trouvé chacun le motif de nos rêves, mais le mien contient tellement de détails qu’il faut en augmenter la taille sans quoi cela serait un fouilli sans nom, et donc plus de temps etc… J’aimerais aussi me faire tatouer la nuque. C’est un souhait ancien, un des trois endroits que je souhaite parer d’un tatouage (les deux autres étant le poignet et la cheville).

Bref je m’égare… Pour moi, le tatouage va au-delà de l’artistique. Je suis loin d’envisager le tatouage comme étant un acte barbare de modification corporelle. Mon corps est mon temple, et mes tatouages en sont le reflet, l’ornement visuel. Ils doivent représenter une partie de moi, quelque chose qui me tient vraiment à coeur et surtout que je ne regretterai jamais. En l’occurrence, ma spiritualité et ce que j’ai dans le fond du coeur.
Mon Tendre a fait son premier tatouage dans l’optique que ça ne dépasserait pas la souffrance psychique qu’il éprouvait alors.
Chaque tatouage a son histoire, sa raison d’être sur notre corps. Rien n’est fait au hasard dans notre cas. Les couleurs, les formes, tout a sa raison d’être ainsi et non autrement.

     Si c’est possible, le symbole que j’aimerais avoir s’appelle Houng et est une lettre appartenant au sanskrit. Elle purifie la colère, l’agressivité et les douleurs qui viennent de cette colère, de cette haine. Elle ferme la porte des enfers, elle purifie le voile qui découvre la connaissance. Elle rassemble la grâce du corps de la parole et de l’esprit, des qualités et de l’activité des Bouddhas. (source: Karma Ling). Il serait bleu foncé.

Voici mon premier tatouage, il est situé au centre dans le bas de mon dos:

Les 108 perles du Dalaï Lama et mala tibétain

    Samedi dernier, profitant du beau temps illuminant la ville rose, j’ai demandé à mon Tendre de me remmener à la boutique Tibet située dans le centre ville de Toulouse. Elle est tenue par des personnes qui sont de là-bas et qui savent ce qu’elles vendent, et n’hésitent pas à répondre aux questions que nous pouvons leur poser. C’est très agréable. Pourtant le magasin ne paie pas de mine, il est assez petit; mais les produits sont de qualité (ils vendent également des livres).

En fait, je savais ce que je voulais (plus ou moins, évidemment): avant tout trouver un chapelet pour mon Tendre, car il en parle depuis loooongtemps mais n’a jamais trouvé son bonheur malgré d’intenses recherches…

   Il y en avait plusieurs dans la boutique, dans différents matériaux, de différentes longueurs etc. Chéri a finalement trouvé son bonheur.

Dans le Bouddhisme, le chapelet/rosaire porte le nom de mala. Un mala est composé de 108 grains (ou 27, qui en est un multiple; voici un lien très intéressant mais en Anglais sur les raisons de ce nombre: http://www.swamij.com/108.htm) qui peuvent être faits de divers matériaux: os, bois de santal, pierres semi-précieuses… Parfois, le mala a en plus quatre repères appelés chaturmaharaja, qui sont des grains plus gros ou des pendentifs. Il sert de support à la récitation des mantras; c’est exactement le même principe que le rosaire/chapelet du Christianisme. Le mala est porté généralement enroulé autour du poignet gauche, et chaque grain est égrené vers soi lors du passage d’un mantra à un autre afin de symboliser les êtres que l’on tire hors de la souffrance (nommée “dukkha”).

De mon côté, j’ai hésité entre plusieurs ouvrages. Je m’intéresse aux mantras, mais je pense que pour cela il me faudrait un CD accompagné (je cherche…) car c’est vraiment sonore, et il se peut donc qu’il y ait des erreurs dans la prononciation; ça m’embêterait. Je n’ai donc rien trouvé de ce côté. Je me suis donc tournée vers quelque chose qui me ferait réfléchir toute seule. J’ai trouvé un livre, 108 perles de Sagesse pour atteindre la Sérénité, conçu par Catherine Barry (pour ceux et celles qui regardent la très courte émission Voix Bouddhistes le dimanche matin sur France 2, le nom n’est pas inconnu puisqu’elle en est la présentatrice) qui a receuilli 108 méditations de sa Sainteté le Dalaï Lama symbolisant les 108 grains du mala (nous y revoilà!). Cela va m’aider à comprendre les bases, et me permettre de me remettre doucement à la méditation, abandonnée depuis trop longtemps.